Dans la programmation « Regards de Belgique ».

« Le territoire de cinéma des films de Pierre-Yves Vandeweerd n’est pas celui d’un pays, d’une identité ou d’une filiation. C’est un espace poétique qui s’est constitué, film après film, autour de sa préoccupation permanente pour ceux dont on a tenté d’effacer la mémoire, la parole et le corps… Les invisibles, incarcérés, déplacés, bâillonnés, errants, disparus… Toutes ces figures reléguées aux purgatoires du monde, sorties de nos mémoires collectives… C’est un cinéma bâti au contact des lieux, souvent désertiques, que le cinéaste a arpenté et éprouvé, ainsi que des récits des humains – morts ou vivants – qu’il reconvoque. Son cinéma s’ancre dans une pratique de chaque instant, se loge dans chaque détail… Éprouver la tourmente, le lieu même de l’errance intérieure et physique, en saisir le mouvement, le rythme, la circularité enivrante… Faire naître un film qui relie l’instant de l’être-là à l’infini mémoire des lieux, et repeupler l’espace du film des mille murmures des absents. »  (Javier Packer Comyn)

Carte blanche aussi à Pierre-Yves Vandeweerd qui a proposé à Tënk comme film pour accompagner Les Tourmentes, « Vagabonding images » de Simone Fürbringer & Nicolas Humbert.

« Vagabonding Images de Simone Fürbringer et Nicolas Humbert est un film qui assemble des images errantes, tournées en pellicule super 8 et 16 mm durant sept années. Tissées sous la forme d’une chorégraphie visuelle, les images dansent dans cet essai cinématographique les unes avec les autres, portées par un geste de cinéma sauvage et fulgurant. Ci et là, des voix et des fragments musicaux s’élèvent, agissant comme quelques balises possibles dans un itinéraire qui traverse les âges de la vie, de la naissance à la mort. Voici ce que peut être un film libre, performatif, improvisé dans le temps du tournage et dont la narration, grâce à un montage alchimique, nous invite à construire nos propres associations poétiques. » (Pierre-Yves Vandeweerd)

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